Setrak, interprète romantique

Reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de Liszt, très attaché à la tradition du “grand piano”, collectionneur d’éditions rares, le pianiste Setrak a répondu aux questions de Piano.

Pour vous, quelle est la réalité de cette “ancienne école de piano” ?
Il y a deux problèmes distincts : celui du répertoire et celui de l’interprétation. Le répertoire de l’école née des pianistes romantiques se composait, par nécessité, de musiques de salon, de beaucoup de transcriptions qu’on a longtemps négligées. J’ai ici, dans ma bibliothèque, une édition russe des Fantaisies et Transcriptions de Liszt. Certaines, par exemple celle qu’il a réalisée sur Les Huguenots de Meyerbeer, sont peu connues. On commence à peine à découvrir ce répertoire. Godowsky a réalisé aussi des arrangements extraordinaires. (Il me montre la version Godowsky de l’Invitation à la Valse, pleine de traits impossibles…). Quant à l’interprétation, elle était plus libre. Les pianistes romantiques et postromantiques se permettaient des libertés que l’on a réprouvées par la suite.

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