L’esprit de Liszt est de retour !

Où l’on retrouve l’âge flamboyant du post-romantisme – exécution transcendante, imagination et liberté – dont le pianiste Setrak est un bon exemple, et aussi, grâce à Cyril Huvé, le goût même de l’instrument d’époque, piano alors en devenir, qui restitue la couleur et la sonorité des œuvres.

Retour à la virtuosité

Il semble qu’on assiste aujourd’hui à un retour d’affection pour la virtuosité pianistique de l’ère postromantique, à ce qu’il est convenu d’appeler “l’ancienne école”… On entend par là, en gros, le style d’interprétation né du romantisme, et en particulier de Liszt. Dans ses dernières années, à Rome ou à Weimar, celui-ci a formé un certain nombre de disciples qui ont eux-mêmes essaimé de par le monde entier et nous ont laissé des enregistrements parfois sommaires mais qui permettent de se faire une idée assez précise de ce que pouvait être l’invention pianistique lisztienne. Même ceux qui, comme Ferruccio Busoni (1866-1924) ou Leopold Godowsky (1870-1938) n’ont pas été directement ses élèves, ont fréquenté le cercle de ses fervents et en ont été plus ou moins influencés.

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