Le piano rend-il fou ?

Une question pour le moins provocatrice ! Michel Schneider, auteur de Glenn Gould Piano Solo, qui est également psychanalyste, a bien voulu nous donner son opinion sur ce sujet.

« On observe effectivement que par rapport à d’autres artistes, beaucoup de musiciens peuvent apparaître comme « fous », c’est-à-dire qu’ils sont atteints de symptômes divers allant de la névrose à la franche psychose et, parmi eux, encore plus, les pianistes. Nombre d’entre eux et parmi les plus connus, ont souffert d’épisodes graves, dépressions, délires qui les ont conduit parfois jusqu’à l’hospitalisation. On sait que des pianistes comme Richter, Hoffmann, Horowitz ont souffert de troubles mentaux qui les ont parfois éloignés de la scène pendant plusieurs années et Claudio Arrau ne nous cache rien dans ses mémoires sur ce qu’il doit à la psychanalyse. D’autres pathologies, physiques cette fois, sont la manifestation d’un dérèglement psychique. Ce sont les paralysies, les crampes, les douleurs sans cause décelables par la médecine, comme celles qu’ont connues Fleisher, Janis, Béroff.

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