L’utilisation de la pédale chez Chopin

Au cours d’une conférence-concert, Dominique Merlet nous invitait à une défense et illustration de “L’art de la pédale dans l’interprétation de l’œuvre de F. Chopin”. Le musicologue Robert Aguettant assistait à cette soirée où il a vu se conjuguer la justesse du propos didactique et l’éloquence persuasive de l’artiste.

Sur le jeu de pédales incomparablement raffiné de Chopin au piano, les témoins admiratifs abondent et Dominique Merlet en cite plusieurs : Marmontel, Mikuli et surtout Georges Mathias qui n’hésite pas à parler de “révélation”. C’est laisser deviner que la pédalisation pose à l’interprète des questions délicates. Par sa notation d’abord, minutieuse sous sa plume jusqu’à “la maniaquerie”, note Merlet, mais difficile à repérer au fil de documents (éditions, fac-similés d’autographes ou annotations portées sur les recueils de ses élèves) par ailleurs émaillés de modifications que la nouvelle publication Wiener Urtext, par les soins de Jan Ekier, a scrupuleusement recueillies.

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