Alexandre Tharaud : « La transcription fait partie intégrante de la vie du concertiste »

Avec son toucher sensible et raffiné, cet interprète s’illustre particulièrement dans le répertoire baroque, notamment dans les œuvres de Rameau, Couperin ou encore Scarlatti. Il prépare un prochain album dédié aux Concertos de Bach…

Que pensez-vous de la démarche de transcrire une œuvre ?
Je pense que c’est une démarche pertinente. Le piano est l’instrument qui offre le plus de possibilités pour reproduire un orchestre. Au contraire, l’orgue a des possibilités sonores presque infinies, mais il lui manque la virtuosité. Le piano va agir par suggestion. Quand je joue Bach, je suis à la fois un orchestre, un clavecin, un orgue et un piano. L’idée me plaît d’avoir quatre métiers. Je pense jouer de l’instrument qui est le seul à avoir une telle palette de sonorités. La transcription fait partie intégrante de la vie d’un pianiste concertiste. Le métier que j’exerce a été inventé par des grands pianistes transcripteurs compositeurs : Liszt, Thalberg, Chopin… Le métier de concertiste s’est véritablement créé à cette époque.

Pour lire la suite de cet article (678 mots):

Lire aussi :
Les transcriptions pour quatre mains
Philippe Cassard : « Certaines transcriptions ont surtout une vocation utilitaire »
Michel Dalberto : « Les pianistes sont des transcripteurs nés »
Shani Diluka : « Transcrire Chopin serait trahir sa musique »
Cyprien Katsaris : « Transcrire n’est pas nécessairement dénaturer »
Pianistes de légende et transcription
Franz Liszt et la transcription
Arcadi Volodos, le musicien éclipse le virtuose
Travailler « Jésus, que ma joie demeure »