Cyprien Katsaris : « Transcrire n’est pas nécessairement dénaturer »

La liste des transcriptions composées et jouées par Cyprien Katsaris, grand virtuose, est longue. Citons seulement les neuf symphonies de Beethoven ! Et aussi, de Bach, la Toccata et Fugue en ré mineur, ou encore la fameuse Badinerie de la Suite n° 2 en si mineur… sans oublier, de Mozart : la 40e Symphonie, la Petite Musique de nuit…

Pourquoi un tel engouement pour la transcription ?
D’abord, je souligne que je pratique toutes sortes de répertoires. La transcription n’est qu’une part de mon activité. Pourquoi la transcription ? Parce que cela correspond au désir d’avoir ce que l’on n’a pas. Quand j’étais petit, mes parents qui étaient mélomanes avaient des 33 tours. Ils possédaient la Marche slave de Tchaïkovski, la Symphonie “pastorale” de Beethoven, des extraits du Vaisseau fantôme de Wagner, toutes sortes d’œuvres symphoniques. J’avais été particulièrement fasciné par la “Pastorale”. Tout naturellement, j’ai donc souhaité un jour la reproduire de mes propres mains.

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