Les transcriptions pour quatre mains

Qui n’a pas eu le plaisir de jouer à quatre mains l’Adagietto de la Septième Symphonie de Beethoven ou l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn ne connaît pas une part du bonheur que prodigue la pratique du piano : retrouver les thèmes aimés, compter les mesures, les jouer à deux avec ce que cela implique d’efforts, de rire et d’émotion.

Fouillons la pile de partitions que l’on trouve sur le piano, dans le salon d’une maison bourgeoise. A côté d’Etudes de Czerny, de la Sonate “facile” de Mozart, de la “Clair de lune” de Beethoven, de la Fantaisie-Impromptu de Chopin, de quelques airs d’opéras pour voix élevée, on ne manquera pas de trouver – outre les Danses hongroises de Brahms, Ma mère l’Oye de Ravel, Dolly de Fauré, et quelques Diabelli, pour piano à quatre mains – les symphonies de Beethoven, de Haydn ou de Mozart, éventuellement la Toccata et fugue en ré mineur de Bach, Gisèle d’Adolphe Adam, le Ballet de Faust ou la Marche hongroise de La Damnation transcrits pour la même formation.

Pour lire la suite de cet article (1740 mots):

Lire aussi :
Philippe Cassard : « Certaines transcriptions ont surtout une vocation utilitaire »
Michel Dalberto : « Les pianistes sont des transcripteurs nés »
Shani Diluka : « Transcrire Chopin serait trahir sa musique »
Cyprien Katsaris : « Transcrire n’est pas nécessairement dénaturer »
Pianistes de légende et transcription
Franz Liszt et la transcription
Alexandre Tharaud : « La transcription fait partie intégrante de la vie du concertiste »
Arcadi Volodos, le musicien éclipse le virtuose
Travailler « Jésus, que ma joie demeure »