Maurice Ohana, un art puisé à de multiples sources

La jeunesse de Maurice Ohana (1913-1992) a été nourrie de multiples racines. Andalou par sa mère, Britannique par son père natif de Gibraltar, élevé au Maroc sous protectorat français depuis 1912, il est très tôt initié à la musique berbère qui le marquera profondément. Cet « Andalou de Gibraltar parisianisé », selon l’expression d’Harry Halbreich, poursuit ses études musicales à Barcelone, puis à Paris auprès de Lazare-Lévy, et, tout en songeant à embrasser la profession d’architecte, il débute une carrière de pianiste : « M. Maurice Ohana, un jeune et impétueux pianiste, lit-on dans Le Ménestrel, interprétait les Nuits dans les jardins d’Espagne, ainsi que deux pièces pour piano seul, Bruyère et L’Isle joyeuse de Debussy, sans grand souci du texte musical, mais en faisant montre d’une belle sûreté technique ». Finalement, abandonnant l’architecture, il se vouera à la musique.

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