Du clavecin au piano : deux grands précurseurs

Les pianistes de la fin du 19e et du début du 20e siècle n’abandonnèrent pas le précieux héritage légué par les clavecinistes. Ils l’utilisèrent à leur manière, sans trop se soucier des questions de style, aujourd’hui si essentielles. Portrait de deux grands interprètes qui ressuscitèrent Couperin, Rameau… et les autres.

Louis Diémer

Louis Diémer (1843-1919) occupe une place centrale dans l’arbre généalogique qui unit entre eux les pianistes français, par des liens de filiation technique ou spirituelle. Alsacien d’origine, enfant prodige, il débute sa carrière publique à 13 ans. A 18 ans, titulaire de six premiers prix, il est la coqueluche de la haute société, qui lui présente George Sand et Liszt dont il devient le disciple. lire l’article

Marcelle Meyer

Premier prix du Conservatoire national en 1913, Marcelle Meyer (1897-1958) brûla sa jeunesse pendant les Années folles et accéda à la gloire avant la Seconde Guerre mondiale. Héritière et pionnière, cette « Française par excellence », jugeait finement la presse de l’époque, sut revivifier un répertoire ancien tout en défendant celui d’une avant-garde. Intimement liée aux Ballets russes, au groupe des Six, ainsi qu’à l’Ecole d’Arcueil, actrice des mouvements de retour qui portèrent ses contemporains – Dukas, Debussy, Ravel, Roussel – vers les maîtres classiques, quoique indifférente aux luttes esthétiques, elle propagea Bach, Scarlatti, Rossini, Chabrier et les clavecinistes français aussi bien qu’Albeniz, Espla, Petrassi, Casella, Dallapiccola et Rieti. Lire l’article

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