Cédric Pescia : l’inspiration germanique

Portrait du pianiste franco-suisse aussi à l’aise dans le répertoire baroque que dans la musique contemporaine.

Modestie, discrétion, talent. Ce sont peut-être les qualités qui résument le mieux le pianiste franco-suisse Cédric Pescia, qui a choisi un parcours hors des sentiers battus, hors des circuits de concours. « J’ai toujours éprouvé une gêne avec les concours. Je m’inscrivais et, au dernier moment, je renonçais à m’y rendre. Toute compétition est absente de ma pensée, de ma nature. C’est aussi une question d’éducation. » Il finira par passer un seul concours, le Gina-Bachauer à Salt Lake City où il obtiendra en 2002 le premier prix en interprétant en finale les Variations Goldberg de Bach. Une œuvre qu’il enregistrera pour le label suisse Claves. D’autres disques suivront, dédiés à Couperin, Schumann, Beethoven, Cage.

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