Albéric Magnard : deux opus tendres et souriants

« Un des meilleurs musiciens de France et l’un des plus français par son esprit et par son art, est tombé glorieusement sous les balles allemandes. La mort d’Albéric Magnard est pour la pensée française un deuil aussi sensible que celle de Charles Péguy », lisait-on dans Le Temps du 22 novembre 1914.

Les circonstances de la mort de Magnard soulèvent encore aujourd’hui maintes questions. S’est-il suicidé ou a-t-il été fusillé en tentant de défendre son manoir de Baron, dans l’Oise, encerclé par les soldats allemands ? Trois mois après la déclaration de guerre, la presse s’est emparée de l’affaire pour célébrer l’héroïsme du musicien. Il y a de fortes chances pour que Magnard se soit suicidé après avoir tiré sur les soldats allemands d’une fenêtre de sa maison, tuant deux d’entre eux. En répliquant, les ennemis ont mis le feu au manoir, faisant ainsi disparaître une partie de son œuvre.

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