Les préludes de Chopin

Entre musique pure et expression, les Préludes de Chopin concernent tous les pianistes. Ils sont en quelque sorte la partition de chevet du musicien. Certains peuvent être appréhendés par les amateurs.

On n’a cessé de leur donner des noms – “La goutte d’eau”, “Chant d’amour”… – tant ils prêtent à la rêverie. Mais ils vont bien au-delà de l’anecdote.

Titres et paraphrases

« Tu es comme une fleur ». Le Prélude n° 3 en sol majeur de Chopin inspire cette déclaration d’amour au grand pianiste et chef d’orchestre Hans von Bülow, auteur de paraphrases sur chaque prélude.
Pas du tout, nous explique Alfred Cortot, qui y entend « le chant du ruisseau ». Les discophiles qui ont le bonheur de conserver l’enregistrement des Préludes par le pianiste néerlandais Cor De Groot (Philips) pourront lire au verso de la pochette un commentaire anonyme plus précis du même morceau, peut-être rédigé par l’interprète lui-même : « L’hôte des salons cherche à oublier le destin menaçant dans les plaisirs de la vie. »

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