Etienne-Nicolas Méhul : six sonates à redécouvrir

Rien ne prédestinait Etienne-Nicolas Méhul, né en 1763 à Givet, petite ville des Ardennes, au sein d’une modeste famille, à devenir l’immense symphoniste et compositeur d’opéras que l’on connaît.

Nourri des « sons du plain-chant de l’église ou du violon des ménétriers », Méhul doit son premier apprentissage musical à l’humble organiste de son village. Après un séjour à l’abbaye de Laval-Dieu où l’organiste allemand Wilhelm Hanser, moine et compositeur, fonda un centre musical, le jeune musicien se rendit à Paris. « J’arrivais à Paris en 1779, ne possédant que mes seize ans, ma veille et l’espérance. J’avais une lettre de recommandation pour Gluck, c’était mon unique désir en entrant dans la capitale, et cette idée me faisait tressaillir de joie. »

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