Le regard de Bertrand Chamayou

A 31 ans, le pianiste toulousain mène déjà une belle carrière internationale.  Il se confie au gré des thèmes abordés dans ce numéro de Piano.

Ce numéro s’ouvre sur un portrait de Nikolaï Lugansky. C’est l’occasion d’aborder la spécificité de l’école russe…
J’ai éprouvé une fascination pour certains pianistes russes, en particulier pour Horowitz. Plus jeune, j’ai même cherché à le copier. J’ai été profondément marqué par ses interprétations. La découverte de ce pianiste a été un des éléments constitutifs de ma personnalité, de mon jeu. On me dit souvent que ma sonorité au piano est incisive ou lumineuse. Cela n’est pas étranger à l’influence qu’Horowitz a pu avoir sur moi dans mon enfance.

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