John Cage : de Grieg au piano préparé

Disparu à New York, le 12 août 1992, John Cage aurait fêté son centième anniversaire cette année. C’est dans cet esprit de double commémoration que la Cage Year s’est officiellement ouverte à Lublin, en janvier dernier: colloques, hommages et concerts la scanderont jusqu’en décembre.

Un instrument reste associé à l’œuvre du Californien : son fameux “piano préparé” – agrémenté de boulons, de vis, voire de pièces de monnaie, de fourchettes, de caoutchouc, de tissu, de plastique ou de verre, insérés entre les cordes suivant un plan rigoureux, de manière à « confier un ensemble entier de percussions aux mains d’un interprète unique ». Hérité de son maître Henry Cowell (1897-1965), mais expérimenté pour la première fois par Erik Satie (dans Le Piège de Méduse, en 1913), l’audacieux procédé concentra la recherche sonore de Cage entre 1938 et 1954. Il culmine dans le cycle “Sonatas & Interludes” (1946-1948), qui exige deux à trois heures de préparation.

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