Charles Valentin Alkan : virtuose énigmatique

« S’il est une physionomie d’artiste originale et curieuse à étudier entre toutes, c’est bien certainement celle de Ch. V. Alkan, dont l’intérêt se double d’une sorte de mystère et d’énigme à pénétrer », a écrit Antoine François Marmontel dans Le Ménestrel.

On a souvent souligné le caractère particulier de Charles Valentin Alkan. Doué d’un fort tempérament d’artiste, connu pour sa fantaisie proche parfois de l’excentricité, il n’y a pas jusqu’à sa mort qui n’ait donné lieu à de multiples élucubrations. On l’a en effet retrouvé inanimé dans son appartement parisien le 29 mars 1888. Certains ont prétendu qu’en cherchant un livre dans sa bibliothèque, il aurait reçu un exemplaire du Talmud sur la tête ou que la bibliothèque tout entière lui serait tombée sur le dos. La presse quotidienne, très discrète au lendemain de son décès, même si Arthur Pougin consacre à Alkan quelques lignes nécrologiques dans Le Ménestrel, ne donne aucun détail de ce genre. A son enterrement, seuls quelques-uns de ses amis suivront sa dépouille...

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