Francis Poulenc, un vaste catalogue pianistique

Cinquante ans après sa mort, Poulenc ne connaît pas le purgatoire où ont sombré de nombreux artistes, même s’il continue quelquefois à être relégué dans la catégorie des musiciens légers et faciles. Le pianiste Gabriel Tacchino, qui l’a bien connu, nous livre quelques-uns de ses souvenirs.

Né dans une famille où l’on aimait et pratiquait la musique, ce compositeur « intégralement français et surtout parisien », comme l’écrivait Stéphane Audel (1), ni novateur ni révolutionnaire, excellent pianiste qui vénérait Mozart, Chopin et Chabrier, et qui fut fasciné dès sa jeunesse par la nouveauté des Pièces de l’op. 19 de Schoenberg, refusait, selon Henri Hell, « les sortilèges du piano debussyste et ceux de la virtuosité transcendante de Liszt (2) ».

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